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HINA, les femmes et la pêche - Bulletin d'information n°12
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Numéro 12 - Novembre 2003

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Coordinatrice: Kim Des Rochers, Rédacteur-correcteur (langue angliase), B.P. D5, 98848 Nouméa Cedex, (Nouvelle-Calédonie) Fax +687 263818.

Production: Cellule information halieutique, CPS, BP D5, 98848 Nouméa Cedex, Nouvelle-Calédonie. Fax +687 263818.

Preparé avec le soutien financier de l'Australie, la France et la Nouvelle-Zélande.


Éditorial

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de ce douzième numéro de HINA.

La question de la sécurité alimentaire sera le fil conducteur de ce numéro, dans lequel plusieurs articles lui sont consacrés. Dans le Pacifique, comme dans nombre de régions du monde, les activités de pêche et de ramassage sur le récif auxquelles se consacrent les femmes constituent une source vitale de protéines et de revenus pour les communautés côtières, en particulier lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises et rendent les opérations de pêche hors du récif, réservées aux hommes, plus difficiles, voire dangereuses. Cela étant, plusieurs facteurs conjugués — dont la surpêche et la destruction des habitats naturels — menacent aujourd’hui la capacité des femmes à subvenir aux besoins de leurs familles. Dans certaines régions, on observe par endroits une baisse de l’abondance des populations de mollusques et crustacés. Pourtant, les recherches scientifiques sur les espèces pêchées et le rendement équilibré des stocks demeurent rares. Comme le souligne Vunisea, dans certaines régions de Fidji, la surexploitation des coraux destinés à l’aquariophilie suscite actuellement des préoccupations grandissantes dans la mesure où elle pourrait mettre en danger la pérennité des activités de pêche vivrière. Dans le même temps, le commerce du corail permet à certaines communautés de se procurer des revenus dont elles ont grand besoin, sans avoir à suivre une formation poussée ou à réaliser de gros investissements. Les agents des services des pêches, les ONG et les autres intervenants concernés doivent donc s’efforcer de trouver un juste équilibre entre les impératifs économiques et la préservation des écosystèmes coralliens, de sorte que les communautés puissent conserver durablement leurs moyens d’existence.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, des études ont montré que les prises réalisées par les femmes représentent entre 20 et 30 pour cent du volume total des captures annuelles. Les femmes de la province de Milne Bay, qui pêchent surtout des invertébrés, ont récemment entrepris de diversifier leurs activités et se sont lancées dans la petite pêche commerciale (notamment la pêche des holothuries). Elles participent donc à la fois aux activités quotidiennes de pêche vivrière, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire de leurs familles, et à la production des revenus des ménages. Kinch observe cependant que les femmes de Papouasie-Nouvelle-Guinée sont encore largement absentes des services nationaux des pêches, des cours de formation halieutique et du processus de planification et de développement des pêches, et souligne le manque d’informations sur la production et la consommation vivrières et l’incidence sur l’environnement des activités de pêche de subsistance.

Aux Philippines, l’insécurité alimentaire et la baisse du volume des prises figurent parmi les problèmes les plus pressants cités dans une enquête réalisée auprès de 700 petits pêcheurs. Cette enquête de base s’inscrivait dans le cadre d’une démarche inédite visant à déterminer dans quelle mesure les petits pêcheurs sont conscients des problèmes inhérents à la pêche côtière et à analyser leurs comportements et leurs pratiques, tant en ce qui concerne la pêche que la gestion des ressources côtières.

Aswani et Weiant notent dans leur article qu’aux Îles Salomon, la collecte des invertébrés marins, et en particulier des mollusques et crustacés, est pratiquée essentiellement par les femmes. L’appauvrissement des ressources en mollusques et crustacés pourrait donc avoir une incidence directe sur le rôle des femmes au sein de la cellule familiale et de la collectivité et entraîner une dégradation de la sécurité alimentaire des ménages. À l’instar de Kinch, les auteurs soulignent que les projets axés sur la valorisation et la préservation des ressources halieutiques ne tiennent généralement aucun compte des femmes et que, jusqu’à une période récente, on ne se souciait guère de la gestion de ressources qui présentent pourtant une importance vitale pour les femmes. Dans leur article, Aswani et Weiant décrivent les retombées positives d’un projet auxquels ils ont été associés et qui vise la création en milieu communautaire d’une zone marine protégée gérée par les femmes. Le projet a contribué à la pérennisation de la ressource en invertébrés et a su gagner le soutien vigoureux de la communauté.

Comme toujours, j’espère que les articles publiés dans ce numéro de Hina susciteront la réflexion et vous intéresseront. N’hésitez pas à nous faire part de vos observations. Je vous engage aussi à nous envoyer des articles sur la situation des femmes et la pêche en milieu communautaire dans vos pays respectifs.

Kim Des Rochers

 


Sommaire

Suivi des populations de mollusques et crustacés et gestion participative par les femmes à Roviana (Îles Salomon)
Aswani S., Weiant P. (pdf: 222 KB)
Impact de la récolte de corail sur les pêcheries locales aux Îles Fidji
Vunisea A. (pdf: 62 KB)
Approche méthodologique du profil socioéconomique des pêcheries récifales du Pacifique Sud
Kronen M. (pdf: 135 KB)
Renforcer les moyens d'action des communautés insulaires océaniennes face à la mondialisation
Troost S. (pdf: 96 KB)
Activités des femmes de la province de Milne Bay (Papouasie-Nouvelle-Guinée) dans le secteur de la pêche : initiatives passées, situation actuelle et perspectives
Kinch J., Bagita J. (pdf: 144 KB)


Publications complète:

HINA #12 pdf:


 

 
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